C’est une maladie hautement contagieuse qui se transmet par les échanges entre les personnes. Ce virus d’un nouveau genre est susceptible de faire des ravages dans notre société. La désinformation en santé nous a contaminée.
Les fake news fracturent le lien de confiance entre les citoyens et la science et détournent les patients des soins. Ce microbe aux effets contenus jusqu’en 2020 s’est par la suite répandu avec le Covid avec le concours de messagers en blouse blanche avides de reconnaissance et des faiseurs de buzz toxiques sur les réseaux sociaux.
Résultat de cette cacophonie, 9 Français sur 10 déclarent aujourd’hui avoir déjà été exposés à des informations fausses ou trompeuses en matière de santé et 40 % estiment difficile de trouver des renseignements fiables (1). Si les taux de dépistage de maladies graves ne progressent pas en France, voire reculent, on le doit en grande partie à cette confusion entretenue entre le fait ou la parole scientifique et l’opinion de la rue. Et les jeunes sont particulièrement « infectés ». 74 % des 15-24 ans déclarent avoir déjà cru une fausse information en santé
Pour répondre à « l’infox », le gouvernement a déployé depuis plusieurs mois «une stratégie nationale de lutte contre la désinformation en santé ». Infovigilance, concertations citoyennes, baromètre, Observatoire, mobilisation des acteurs de l’information (scientifiques, journalistes, créateurs de contenus), l’arsenal déployé vise à restaurer la confiance.
Par exemple, l’espace Décryptages et « Le Check-up« sur TikTok fournissent des contenus factuels sur des dossiers santé et permettent d’interroger des experts sur une information douteuse.
Mais comme dans toute chasse au virus, cette responsabilité collective ne doit pas nous affranchir de notre contribution personnelle. Ne pas se satisfaire d’une information sans avoir identifié la source, éviter d’émettre et/ou de colporter des messages douteux qui nous promettent l’apocalypse ou la solution miracle, ce serait déjà une belle avancée.
Se protéger et protéger les autres, c’est une bonne façon d’éviter la propagation de ce virus des temps modernes.
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(1) Étude réalisée par les Instituts Verian et Toluna Harris Interactive