Le travail, c’est la santé mais que se passe-t-il quand on la perd, de manière provisoire ? Par exemple, 80 % des femmes atteintes d’un cancer du sein qui étaient en poste au moment du diagnostic le sont toujours cinq ans plus tard. Un tiers a bénéficié d’un aménagement professionnel que ce soit une baisse du temps de travail ou d’un changement de poste. Mais ce retour à l’emploi est loin d’être anodin.
Dans un livret de la collection Mieux vivre co-réalisé par Roseup et la Fondation ARC (1), les auteurs soulèvent les nombreuses questions que les personnes touchées par un cancer se posent au moment de la reprise : « Pourrai-je reprendre comme avant ? Mon cancer et les traitements m’ont-ils diminué(e) ? L’équipe et/ou mon manager seront-ils compréhensifs, patients et à l’écoute ? »
Même si la sphère familiale joue un rôle déterminant dans ce nouveau parcours, la personne se sent souvent seule pour franchir le cap du retour à l’emploi. Pour certains, la tentation est grande de faire comme si de rien n’était; d’autres, au contraire, auront du mal à se projeter. Cette étape doit être anticipée, suggèrent les rédacteurs du document, avec l’aide de soignants, du médecin du travail et/ou d’associations.
S’il n’y a pas de recette miracle, l’important, selon les experts, c’est de se donner du temps et de penser d’abord à soi et pas à l’image que l’on renvoie. De cette mise à l’épreuve, naîtra sans doute la volonté d’un renouveau, d’une nouvelle hiérarchie des valeurs.
(1)Retravailler après un cancer
https://lnkd.in/e7Gyb7fR
RoseUp Association
